Au Québec, 1 personne séropositive sur 7 ne sait pas qu’elle vit avec le VIH.

Foire aux questions

Vous n’avez jamais passé un test de dépistage? Vous débutez une nouvelle relation? Vous avez eu des relations sexuelles non protégées par un condom? Vous êtes enceinte ou vous voulez le devenir? Le test de dépistage du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) est la seule façon de détecter la présence d’une infection et d’avoir accès au suivi médical et au soutien nécessaire.

C’est confidentiel et gratuit! Comme ces infections ne présentent souvent pas de symptômes, le test de dépistage vous permet d’avoir l’esprit tranquille et de préserver votre santé et celle de vos partenaires.

Il existe plusieurs endroits où passer un test de dépistage du VIH et des autres ITSS:

  • Organismes communautaires de lutte contre le VIH/sida
  • Cliniques de médecine familiale
  • CLSC
  • Cliniques spécialisées en santé sexuelle
  • Cliniques de planification des naissances
  • Cliniques jeunesse (pour les 25 ans et moins)

Pour trouver un lieu où se faire dépister dans votre région, cliquer ici. Vous pouvez aussi contacter Info-Santé au 8-1-1.

Le dépistage est confidentiel et gratuit (certaines cliniques chargent des frais d’administration) pour toute personne possédant une carte d’assurance maladie valide émise par la RAMQ ou un document d’admissibilité du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI). 

Le test de dépistage inclut une prise de sang et, si nécessaire, d’autres prélèvements comme un échantillon d’urine. Cela ne prend que quelques instants.

Vous pouvez passer un test de dépistage à partir de l’âge de 14 ans sans avoir besoin du consentement d’un parent.

7 fois plus de risque de contracter le VIH dans nos communautés.

Une carte d’assurance maladie est généralement nécessaire pour passer un test de dépistage du VIH et des autres ITSS.

Si vous n’avez pas de carte d’assurance maladie ou de document d’admissibilité du PFSI:

  • À Montréal, communiquez avec Médecins du Monde Canada; un organisme qui offre des services médicaux aux personnes en attente d’une régularisation de leur statut migratoire. 514 609 4197
  • Ailleurs au Québec, communiquez avec l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de votre région.

Dépistage anonyme

Le dépistage anonyme du VIH consiste en une mesure d’exception accessible aux personnes dont le risque de contracter une ITSS est plus élevé que dans la population en général. Il n’est offert qu’à l’intérieur des SIDEP (Services intégré de dépistage et de prévention des ITSS) que l’on retrouve dans au moins un CLSC de chaque région du Québec. En ces lieux, il n’est pas nécessaire de présenter sa carte d’assurance maladie ou toute autre pièce d’identité et le service est gratuit. Ce service ne vous sera pas offert d’emblée. Il faut le demander lors de la prise de rendez-vous.

Si le résultat d’une ITSS s’avère positif, les soins, les suivis et les traitements doivent se faire de manière nominative, c’est-à-dire que vous devez présenter votre carte d’assurance maladie du Québec ou votre document d’admissibilité du PFSI.

 

Le VIH ne discrimine pas. Toutes personnes, peu importe leur orientation sexuelle ou leur origine ethnoculturelle, peuvent contracter le VIH.

Le VIH se transmet par les liquides corporels suivants :

  • Le sang
  • Le sperme (y compris le liquide prééjaculatoire)
  • Les sécrétions vaginales et rectales
  • Le lait maternel

Le VIH se transmet uniquement lorsque l’un de ces liquides provenant d’une personne vivant avec le VIH, qui ne connaît pas son statut ou qui ne prend pas de traitement, entre en contact avec le système sanguin d’une autre personne, par exemple :

  • Lors d’une relation sexuelle avec pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus avec ou sans éjaculation
  • Lors du partage de jouets sexuels
  • Par le sang lors du partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues
  • Par le sang, lors d’un tatouage ou d’un perçage avec du matériel contaminé
  • Pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement en l’absence d’un traitement anti-VIH efficace

Par contre, le VIH ne se transmet PAS dans les situations de la vie courante telles :

  • L’utilisation de toilettes privées ou publiques
  • Le partage de verres, de vaisselles et d’ustensiles
  • Les contacts physiques comme serrer la main ou s’embrasser
  • Les éternuements, les crachats (salive), les pleurs
  • Les piqûres de moustiques ou autres insectes
  • Manger, travailler, faire du sport avec une personne vivant avec le VIH

Aujourd’hui, les traitements contre le VIH sont plus efficaces que jamais. L’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH en traitement se rapproche grandement de celle d’une personne non infectée. Plus tôt on le sait, plus tôt on peut prendre en charge l'infection, meilleures sont les chances de vivre longtemps et en santé. 

Au cours des dernières années, de nombreuses recherches scientifiques ont démontré qu’un traitement efficace pris tel que prescrit pendant au moins 6 mois empêche la transmission sexuelle du VIH. Ainsi, la prise, sans en oublier de doses, d’un traitement contre le VIH, et un suivi médical régulier permettent de contrôler l’infection, préserver sa santé et celle de son, sa ou ses partenaire(s).

Connaître son statut est un bon moyen de protéger sa santé et celle de ses proches. Les traitements contre le VIH sont couverts soit par les régimes d'assurance privés, le régime public (RAMQ) ou le PFSI.

  • À Montréal, communiquez avec Médecins du Monde Canada; un organisme qui offre des services médicaux aux personnes en attente d’une régularisation de leur statut migratoire. 514 609 4197
  • Ailleurs au Québec, communiquez avec l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de votre région.

Les autres ITSS peuvent se transmettre plus facilement que le VIH. Très souvent, vous n’aurez aucun symptôme ou ces derniers ne seront pas visibles. Avoir une ITSS augmente les risques de contracter ou de transmettre le VIH.

La majorité des ITSS peut être traitée et guérie et les traitements sont couverts par les régimes d’assurance privés, le régime public (RAMQ) ou le PFSI.

Si vous n’avez pas de carte d’assurance maladie ou de document d’admissibilité du PFSI :

  • À Montréal, communiquez avec Médecins du Monde Canada; un organisme qui offre des services médicaux aux personnes en attente d’une régularisation de leur statut migratoire. 514 609 4197
  • Ailleurs au Québec, communiquez avec l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de votre région.

Relations sexuelles vaginales et anales

Pour réduire les risques :

Utiliser correctement un condom en avec ou sans latex (polyuréthane ou polyisoprène) pour la pénétration vaginale et anale.

Utiliser des lubrifiants à base d’eau ou de silicone. Ne pas hésiter à en remettre, car ils minimisent le risque de lésions. Les lubrifiants à base d’huile ne sont pas compatibles avec les condoms. Cette information est indiquée sur le contenant de lubrifiant.

En pratiquant le sexe anal et la pénétration vaginale, rappelez-vous de changer de condom lorsque vous changez d’orifice pour éviter la transmission de bactéries de l’anus au vagin.

Il ne faut pas oublier que le condom protège également des grossesses non planifiées. 

Le port du condom est également préconisé lors du partage de jouets sexuels.

Pour des raisons culturelles ou d’hygiènes personnelles, certaines femmes utilisent des douches vaginales ou d’autres substances pour nettoyer leur vagin, avant ou après les relations sexuelles. Ces substances peuvent irriter les muqueuses vaginales et potentiellement augmenter les risques d’ITSS. Il est recommandé de laver quotidiennement sa vulve uniquement avec de l’eau.

PrEP

Vous avez peut-être aussi entendu parler de la PrEP (prophylaxie préexposition sexuelle), soit le fait de prendre un traitement contre le VIH afin de prévenir l’infection. Au Québec, la PrEP est offerte aux personnes qui font face à un risque élevé d’infection par le VIH. Elle est, entre autres, offertes au couple dont l’un·e des partenaires vit avec le VIH et pas l’autre. Dans ce contexte, la PrEP peut être un moyen de prévenir l’infection.

Pour avoir accès à la PrEP, il faut avoir en main une prescription de son médecin.

Sexe oral

Garder sa bouche en santé et éviter les relations orales en présence de plaies, lésions, ulcères, gingivite (inflammation des gencives) ou autres infections.

Éviter les relations orales la journée d’une visite chez le dentiste.

Éviter de se brosser les dents, d’utiliser la soie dentaire ou d’utiliser un rince-bouche une heure AVANT et une heure APRÈS une relation orale. Ceci minimise la possibilité d’avoir des lésions, des irritations ou du sang dans la bouche.

Lors d’un dépistage des ITSS, demander au médecin de faire un prélèvement dans la gorge.

Utiliser un condom ou un carré de latex (digue dentaire) pour les relations orales est un autre moyen de minimiser les risques. Il en existe à saveur ou sans lubrifiant.

 

Contraception orale d'urgence (pilule du lendemain)

Dans le cas où le condom n’a pas été utilisé ou s’il s’est déchiré pendant un rapport sexuel, la contraception orale d’urgence permet d’éviter une grossesse non planifiée si elle est prise rapidement. Même s’il est possible de la prendre jusqu’à 5 jours (120 heures) après le rapport sexuel, il est conseillé de ne pas tarder pour que son efficacité soit maximale.

Cette pilule est disponible sans ordonnance médicale et est accessible aux femmes, incluant les mineures, dans les pharmacies et dans la plupart des cliniques et des centres de femmes.

La pilule est gratuite pour les jeunes femmes de moins de 18 ans et pour les étudiantes à temps plein de moins de 25 ans. La contraception orale d’urgence n’a pas ou peu d’effets secondaires importants et ne vous empêchera pas de tomber enceinte par la suite. Vu que la contraception orale d’urgence a pour but de faire face à une situation urgente, d’autres options s’offrent à vous tels la contraception orale ou le condom. 

Pour de plus amples renseignements, informez-vous auprès :

  • de l'infirmière de votre école
  • de votre CLSC
  • d'Info-Santé au 811
  • de votre pharmacien

PPE

La PPE (prophylaxie postexposition sexuelle) est un traitement que l’on peut prendre après avoir eu une relation anale ou vaginale sans condom avec un·e  partenaire vivant avec le VIH qui ne prend pas de traitement ou un partenaire dont le au statut est inconnu.

Pour que ce traitement soit efficace, il doit être débuté le plus rapidement possible, et ce, dans un maximum de 72 heures après l’activité sexuelle comportant un risque. Certains professionnel·les de la santé non spécialisé·es en VIH peuvent ne pas connaître ce traitement. En ce sens, il est recommandé de consulter des cliniques spécialisées dans le domaine du VIH et des ITSS.

Vous pouvez vous présenter à l’urgence de l’hôpital le plus près de chez vous ou prendre rendez-vous dans une clinique spécialisée. Rappelez-vous qu’il est important d’être vu le plus rapidement possible, et ce, dans les 72 heures après l’activité sexuelle comportant un risque.

Aucune transmission lorsque le VIH est contrôlé par un traitement efficace.

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