Au Québec, 1 personne sur 3 ne sait pas qu’elle vit avec le VIH.

Foire aux questions

Vous n’avez jamais passé un test de dépistage? Vous débutez une nouvelle relation? Vous avez eu des relations sexuelles non protégées? Vous êtes enceinte ou vous voulez le devenir? Le test de dépistage du VIH (virus de l’immunodéficience humaine) et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) est la seule façon de détecter la présence d’une infection et d’avoir accès au suivi médical et au soutien nécessaire.

C’est confidentiel et gratuit! Comme ces infections ne présentent souvent pas de symptômes, le test de dépistage vous permet d’avoir l’esprit tranquille et de préserver votre santé et celle de vos partenaires.

Il existe plusieurs endroits où passer un test de dépistage du VIH et des autres ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang). Pour avoir plus d’informations sur les services offerts dans votre région, vous pouvez contacter Info-Santé au 8-1-1 ou cliquer ici. Sachez que plusieurs organismes communautaires de lutte contre le VIH offrent un service de dépistage adapté à vos besoins.

Le dépistage est confidentiel et gratuit pour toute personne possédant une carte d’assurance maladie valide émise par la RAMQ. Le test de dépistage inclut une prise de sang et, si nécessaire, d’autres prélèvements comme un échantillon d’urine. Cela ne prend que quelques instants.

Vous pouvez passer un test de dépistage à partir de l’âge de 14 ans sans avoir besoin du consentement d’un parent.

9 fois plus de nouvelles infections dans nos communautés que chez les autres Canadiens.

Une carte d’assurance maladie est généralement nécessaire pour passer un test de dépistage du VIH et des autres ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang).

Certaines structures comme les SIDEP (Services Intégrés de Dépistage et de Prévention), que l’on retrouve dans un ou plusieurs CLSC de chaque région administrative du Québec, offrent des services de dépistage anonyme du VIH. Il n’est donc pas nécessaire de présenter une pièce d’identité et le service est gratuit.

Vous n’avez pas de carte d’assurance maladie? Contacter l'organisme communautaire de lutte contre le VIH de votre région pour connaître les options disponibles.  À Montréal, communiquez avec Médecins du Monde au (514) 609-4197.

Le VIH ne se transmet pas facilement. Celui-ci peut être transmis par les liquides corporels suivants :

  • Le sang
  • Le sperme (y compris le liquide prééjaculatoire)
  • Les sécrétions vaginales et rectales
  • Le lait maternel

Le VIH se transmet uniquement lorsque l’un de ces liquides provenant d’une personne séropositive entre en contact avec le système sanguin d’une autre personne par exemple :

  • Lors d’une relation sexuelle avec pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus;
  • Par le sang lors du partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues;
  • Par le sang, lors d’un tatouage ou d’un perçage avec du matériel contaminé;
  • De la mère infectée à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

Et

  • Dans de rares cas, par une relation sexuelle orale avec contact de la bouche avec les organes génitaux ou l’anus.

Par contre, le VIH ne se transmet PAS dans les situations de la vie courante telles :

  • L’utilisation des toilettes publiques;
  • Le partage de verres et d’ustensiles;
  • Les contacts physiques comme serrer la main ou s’embrasser sur la joue;
  • Les éternuements et les crachats;
  • Les piqûres de moustiques ou autres insectes;
  • Manger, travailler, faire du sport avec une personne séropositive.

Tant les hommes que les femmes, peu importe, leur orientation sexuelle ou leur origine ethnoculturelle peuvent attraper le VIH.

Aujourd’hui, les traitements contre le VIH sont plus efficaces que jamais. L’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH en traitement se rapproche grandement de celle d’une personne non infectée. Plus tôt on le sait, plus tôt on peut prendre en charge l'infection, meilleures sont les chances de vivre longtemps et en santé. De plus, un traitement efficace réduit grandement le risque de transmettre le VIH. Connaître son statut est un bon moyen de protéger sa santé et celle de ses proches. Les traitements contre le VIH sont couverts soit par des régimes d'assurance privés ou par le régime public (RAMQ).

Vous n’avez pas de carte d’assurance maladie? Contacter l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de votre région pour connaître les options disponibles à vous.

Les autres ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang) peuvent se transmettre plus facilement que le VIH, par exemple lors d'une relation orale. Étant donné que les lésions peuvent se situer à des endroits non couverts par le condom, dans ce cas précis, ce dernier n’offre pas une protection complète. Très souvent, vous n’aurez aucun symptôme ou ces derniers ne seront pas visibles. Avoir une ITSS augmente les risques de contracter ou de transmettre le VIH.

La majorité des ITSS peut être traitée et guérie et les traitements sont couverts soit par des régimes d’assurance privés ou par le régime public (RAMQ).

Vous n’avez pas de carte d’assurance maladie? Contacter l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de votre région pour connaître les options disponibles à vous.

Sexe oral

Pour se protéger et réduire les risques :

Garder sa bouche en santé et éviter les relations orales en présence de plaies, lésions, ulcères, gingivite (inflammation des gencives) ou autres infections.

Éviter les relations orales la journée d’une visite chez le dentiste.

Éviter de se brosser les dents, d’utiliser la soie dentaire ou d’utiliser un rince-bouche une heure AVANT et une heure APRÈS une relation orale. Ceci minimise la possibilité d’avoir des lésions, des irritations ou du sang dans la bouche.

Éviter de prendre du sperme ou des sécrétions vaginales dans la bouche

Lors d’un dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), demander au médecin de faire un prélèvement dans la gorge.

Utiliser un condom ou un carré de latex pour les relations orales est un autre moyen de minimiser les risques. Il en existe à saveur ou sans lubrifiant.

Relations sexuelles vaginales et anales

Pour réduire les risques :

Utiliser correctement un condom en latex, en polyuréthane ou en polyisoprène pour la pénétration vaginale et anale.

Utiliser des lubrifiants à base d’eau ou de silicone. Ne pas hésiter à en remettre, car ils minimisent le risque de lésions. Les lubrifiants à base d’huile ne sont pas compatibles avec les condoms. Cette information est indiquée sur le contenant de lubrifiant.

En pratiquant le sexe anal et la pénétration vaginale, rappelez-vous de changer de condom lorsque vous changez d’orifice pour éviter la transmission de bactéries de l’anus au vagin.

Il ne faut pas oublier que le condom protège également des grossesses non planifiées. Le port du condom est également préconisé lors du partage de jouets sexuels.

Pour des raisons culturelles ou d’hygiènes personnelles, certaines femmes utilisent des douches vaginales ou d’autres substances pour nettoyer leur vagin, avant ou après les relations sexuelles. Ces substances peuvent irriter les muqueuses vaginales et potentiellement augmenter les risques d’ITSS. Il est recommandé de laver quotidiennement sa vulve uniquement avec de l’eau.

Contraception orale d’urgence (pilule du lendemain)

Dans le cas où le condom n’a pas été utilisé ou s’il s’est déchiré pendant un rapport sexuel, la contraception orale d’urgence (ou pilule du lendemain) permet d’éviter une grossesse non planifiée si elle est prise rapidement. Même s’il est possible de la prendre jusqu’à 5 jours (120 heures) après le rapport sexuel, il est conseillé de ne pas tarder pour que son efficacité soit maximale.

Cette pilule est disponible sans ordonnance médicale et est accessible aux femmes, incluant les mineures, dans les pharmacies, à l’urgence et dans la plupart des cliniques et des centres de femmes.

La pilule est gratuite pour les jeunes femmes de moins de 18 ans et pour les étudiantes à temps plein de moins de 25 ans. La contraception orale d’urgence n’a pas ou peu d’effets secondaires importants et ne vous empêchera pas de tomber enceinte par la suite. Toutefois, elle ne doit être réservée qu’aux situations d’urgence.

Pour de plus amples renseignements, informez-vous auprès :

  • de l'infirmière de votre école
  • de votre CLSC
  • d'Info-Santé au 811
  • de votre pharmacien

La prophylaxie postexposition sexuelle (PPE)

La PPE, pour prophylaxie postexposition sexuelle, est un traitement que l’on peut prendre après avoir eu une relation anale ou vaginale non protégée avec un partenaire connu séropositif ou au statut inconnu.

Pour que ce traitement soit efficace, il doit être débuté le plus rapidement possible, et ce, dans un maximum de 72 heures après la prise de risque. Certains professionnels de la santé non spécialisés en VIH peuvent ne pas connaître ce traitement. En ce sens, il est fort recommandé de consulter des cliniques spécialisées dans le domaine du VIH et des ITSS.

Vous pouvez prendre rendez-vous dans une clinique spécialisée ou vous présenter à l’urgence de l’hôpital le plus près de chez vous. Rappelez-vous qu’il est important d’être vu le plus rapidement possible, et ce, dans les 72 heures après l’activité sexuelle comportant un risque.

L’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH en traitement est de 70 ans.

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